Interventions humanitaires
Les premiers cas dans lesquels de graves violations des droits humains ont été considérés comme une menace à la paix et à la sécurité internationale, étaient les régimes d’apartheid de la Rhodésie (1966) et de l’Afrique du Sud (1977).
L’Irak en 1991, la Somalie en 1992, Haiti en 1993, la Sierra Leone et le Rwanda en 1994 constituent des cas typiques d’interventions humanitaires. L’intervention des troupes de l’OTAN au Kosovo en 1999 légalisée par une résolution du Conseil de sécurité ultérieure est considérée comme atypique (pour ne pas dire irrégulière).
Des violations graves et régulières des droits humains ne sont cependant pas suffisantes pour convaincre les responsables politiques de la nécessité d’une intervention. Dans la plupart des cas, d’autres facteurs sont pris en compte, comme par exemple l’envahissement d’un pays voisin (comme en Irak), un problème d’autodétermination non-résolu (comme au Timor oriental), un flot important de réfugiés (comme en Haiti, en Irak ou en ex-Yougoslavie) ou le phénomène d’un Etat défaillant (« failed state ») (comme en Sierra Leone ou en Somalie).
Plus d’indormations
- Two concepts of sovereignty
par Kofi Annan
- Reconciling Non-Intervention and Human Rights
Article sur le site de l’ONU (en anglais)
- Intervention humanitaire et souveraineté des Etats
Sur le site de Geneva International Model United Nations
Update: 18.11.2009


