Comité européen pour la prévention de la torture (CPT)
Une des garanties centrales de la Convention européenne des droits de l’homme figure dans l’article 3 : « Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ». Pour la mise en œuvre de cette interdiction, le Conseil de l’Europe crée en 1987 la Convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants, qui prévoit un système de surveillance préventif de visites de tous les lieux dans lesquels les personnes sont détenues contre leur volonté. Les visites de contrôles sont effectuées par le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT).
- Convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants
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La composition du Comité
Le Comité, qui se trouve à Strasbourg, se compose actuellement de 47 membres : un membre pour chaque Etat partie. Chaque membre est actif en sa qualité, ils doivent être partiaux et indépendants. Les spécialités des membres sont diverses : il y a des juristes, des médecins, des personnes spécialisées dans les prisons ainsi que des spécialistes de police. Ils sont choisis par le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe pour un mandat de quatre ans, renouvelable deux fois. Pour la Suisse, c’est Jean-Pierre Restellini qui siège au Comité.
Mandat
« Par le moyen de visites, le Comité examine le traitement des personnes privées de liberté en vue de renforcer, le cas échéant, leur protection contre la torture et les peines ou traitements inhumains ou dégradants » (art. 1 de la Convention) ». Il visite des établissements de détention (par exemple prisons et centres de détention pour mineurs, postes de police, centres de rétention pour étrangers, hôpitaux psychiatriques) et contrôle la manière dont les personnes privées de liberté sont traitées. Si nécessaire il recommande des mesures d’amélioration.
Méthodes de travail
Les visites sont effectuées par une délégation de deux membres ou plus du CPT, qui sont accompagnés par des personnes du Secrétariat du Comité ainsi que d’experts et de traducteurs. Le CPT visite les Etats membres périodiquement, mais il peut aussi effectuer des visites ad hoc supplémentaires en cas de nécessité. Le Comité doit notifier à l’Etat concerné son intention d’effectuer une visite, mais n'est pas tenu de préciser dans quel délai s'effectuera cette visite qui, dans des cas exceptionnels, pourra avoir lieu juste après la notification. Les objections d'un gouvernement au sujet du moment ou du lieu d'une visite ne peuvent être faites que pour des motifs exceptionnels (par exemple pour des motifs de défense nationale ou de sûreté publique ou en raison de troubles graves, de l'état de santé d'une personne ou d'un interrogatoire urgent dans une enquête en cours en relation à une infraction pénale grave). Dans ces cas-là, l'Etat doit immédiatement prendre des dispositions pour permettre au Comité d'effectuer la visite le plus rapidement possible.
Accès illimité
Le Comité a un accès illimité à tous les lieux de détention, ainsi que le droit de se déplacer sans limite à l’intérieur de ceux-ci. De plus, les membres d'une délégation s'entretiennent sans témoin avec les personnes privées de liberté.
Les recommandations que le CPT peut formuler, sur la base de constatations faites au cours de la visite, figurent dans un rapport adressé à l'Etat concerné. Ce rapport constitue le point de départ d'un dialogue permanent avec l'Etat.
- Visites du CPT
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- Quoi de neuf ?
Sur le site du CPT
Les normes du CPT
Dans différents rapports généraux d'activités, le CPT a exposé certaines des questions de fond qu'il examine lorsqu'il effectue des visites de lieux de privation de liberté. Le Comité espère ainsi préciser clairement et par avance aux autorités nationales ses vues sur la manière dont les personnes privées de liberté doivent être traitées et, plus généralement, inciter à la discussion en ce domaine.
- Les normes du CPT (pdf, 92 p.)