Souriez, vous êtes bannis!

Café scientifique de l'Université de Neuchâtel


29. septembre 2021
En fonction de la situation sanitaire, en ligne ou en présentiel dans une salle de l'Université

Clouer au pilori des personnalités sur les réseaux sociaux pour des paroles ou des actes jugés politiquement incorrects est l’une des facettes de la cancel culture. Cette culture du bannissement venue des USA a pris de l’ampleur l’an dernier dans le sillage des mouvements de dénonciation #MeToo ou Black Lives Matter. Elle exhorte le public à tout faire pour ignorer les personnes ciblées. Elle peut tout aussi bien viser une vedette internationale comme la créatrice de Harry Potter JK Rowling, jugée pour des propos transphobes, qu’une promeneuse dans un parc qui a perdu son travail pour des considérations racistes envers une personne qui la filmait en lui demandant d’attacher son chien. Est-on là en présence d’une forme de lynchage faisant fi du droit à l’image ? Ou au contraire, le phénomène peut-il s’avérer préventif, puisqu’il invite les gens à réfléchir aux conséquences possibles de leurs propos avant qu’ils soient prononcés ? Mais comment dès lors fixer la limite entre liberté d’expression et autocensure ?

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