Update: 17.06.2005

Violations des droits humains dans les fabriques de jouets chinoises

Dans les fabriques de jouets chinoises, les droits humains et les droits fondamentaux du travail sont systématiquement violés. Pressé par la concurrence, les producteurs sont poussé à fabriquer de nouveaux articles dans des délais toujours plus courts et à des prix toujours plus bas. Conséquence: les travailleuses et les travailleurs travaillent de nuit, accumulent les heures supplémentaires, touchent des salaires de misère, la cadence est infernale, les conditions sanitaires déplorables. La qualité des jouets et leur innocuité en souffrent également, si bien que les consommateurs subissent eux aussi les conséquences de cette course à la rapidité et au bas prix. Comme l’a rappelé l’épisode du rappel de millions de jouets « made in China » par Mattel en été 2007.

Des études récentes font état de l’augmentation du travail des enfants dans ce domaine. Avec d’autres ONG suisses, la Déclaration de Berne rappelle encore une fois à faire campagne en faveur de standards sociaux et écologique minimaux qui ne doivent plus être ignorés.

Campagne dès 2005 pour de meilleures conditions de travail

Trois quarts des jouets dans le monde entier ont été fabriqués en Chine. Seuls deux à trois centimes par jouet reviennent à l’ouvrier/ère chinois/e. A l’approche de Noël, le lobby alémanique, composé de la Fondation alémanique de la protection des consommateurs, la Déclaration de Berne et la Société de l’amitié suisso-tibétaine, a lancé une campagne de sensibilisation.

Les conditions de travail déplorables dans lesquelles sont produits les jouets qu’ils importent sont connues des distributeurs suisses. Conscients de la mauvaise applicabilité du code de conduite international ICTI adopté en 2001, ils semblent peu enclins à changer les choses. Six des treize groupes contactés par les organisateurs de la campagne n’ont même pas jugé nécessaire de répondre (il s’agit de Franz Carl Weber, Disney, LEGO Suisse, Lemaco, Toys R Us et Waldmeier), quatre ont répondu qu’ils « faisaient leur possible » (Globus, Hasbro Suisse, Manor et Mattel) alors que seuls Migros et Coop, qui ont élaborés leurs propres standards, ont soutenu l’action.

Le lobby romand n’avait alors pas participé à la compagne et la presse romande n’a pas reflété l’action, à l’exception, à notre connaissance, d’un article paru dans Le Courrier du 7 décembre 2005.

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