Update: 01.09.2017

Rapport 2009 d’Amnesty International

Le rapport annuel d’Amnesty International, présenté le 28 mai 2009, dresse un panorama des effets dramatiques de la crise économique sur les droits humains. Dans le chapitre sur la Suisse, Amnesty fait part de sa préoccupation sur les restrictions toujours plus fortes des droits des migrants et des requérants d’asile.

Effets de la crise économique

«La crise économique est aussi une crise des droits humains – le monde est assis sur une bombe à retardement sociale, politique et économique», a déclaré Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International. Le rapport 2009 met l’accent sur le fait que droits humains et situation sociale, politique et économique sont liés. Un nombre croissant de personnes vivent maintenant dans la pauvreté et risquent de plus en plus de voir leurs droits fondamentaux bafoués. L’insécurité, l’injustice et l’avilissement sont aujourd’hui le lot de milliards d’êtres humains, et même si de nombreux aspects de cette crise ont pris naissance avant l’actuelle récession économique, il est évident que la situation financière mondiale n’a fait que les aggraver. 

Amnesty lance une campagne mondiale intitulée «Exigeons la dignité » pour lutter contre les atteintes aux droits humains qui participent à l’extension et à l’aggravation de la pauvreté.

Doubles standards en Suisse

«La législation sur l’aide d’urgence et la mise hors la loi des requérants d’asile déboutés, qui ne sont souvent pas en mesure de quitter la Suisse légalement, conduisent à la marginalisation de centaines de personnes qui se retrouvent ainsi confinées dans une situation d’urgence indigne et sans espoir», déclare Denise Graf, coordinatrice asile de la Section suisse d’Amnesty International. «Le Conseil fédéral ne peut continuer à appliquer des doubles standards en matière de droits humains. (…) Le cloisonnement, l’exclusion et la criminalisation ne peuvent être les réponses apportées à l’appel à l’aide des personnes en quête de protection.

Outre ce thème, le racisme et la discrimination raciale et notamment certains abus dans le débat politique ainsi que l’absence d'une institution fédérale des droits humains, qui en garantirait le respect sur le territoire suisse sont mentionnés dans le rapport.

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