Update: 24.09.2007

Maltraitance et atteintes aux droits humains découlent souvent d’inégalités sociales

Soixante mille personnes seraient victimes de maltraitance chaque année en Suisse, indique le Dr. Albert Wettstein de Zürich dans un article cité ci-dessous. En l’absence d’une définition juridique de la maltraitance, qui va de la simple négligence à la violence active, c’est le concept de « bientraitance » socialement défini par la classe moyenne qui prime selon le sociologue Franz Schultheis de Genève. Pourtant, la maltraitance peut représenter une violation des droits humains, comme l’ont communiqué l’OMS et le Centre interfacultaire de gérontologie de l’Université de Genève (CIG).

Une étude des risques de maltraitance envers les enfants, menée à Genève, révèle une face cachée de la pauvreté et de la précarité. Les normes éducatives étant socialement définies, les familles pauvres arrivent plus difficilement à s’y conformer et une nouvelle inégalité sociale en résulte. La prévention doit être donc morale mais doit aussi inclure une politique de soutien aux familles.

Chez les personnes âgées, la maltraitance peut revêtir plusieurs formes : physique, psychologique, émotionnelle, sexuelle, financière. Souvent silencieux sur ces abus par honte ou par peur des représailles, un projet visant à lutter contre les abus envers les aînés est en voie d’être mis en place.

En octobre dernier, l’Organisation mondiale contre la torture (OMTC) avait déjà mis en évidence les corrélations entre violations des droits de l’homme et inégalités sociales. A l’occasion de la conférence « Inégalités, pauvreté et violence, les droits de l’homme en question », la haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, estimant que les droits socio-économiques ont trop souvent été mis de côté, avait déjà rappelé que « les droits humains sont interdépendants, ils ne peuvent pas être traités séparément ».

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