Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH)

La Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 est l'une des pierres fondatrices de la protection moderne des droits humains dans le cadre des Nations Unies. 

Après la découverte des atrocités commises lors de la Seconde guerre mondiale, un renforcement de la Charte des Nations Unies, par la garantie des droits de chaque personne en tout lieu et en tout temps, paraît nécessaire, afin que de tels actes ne se reproduisent plus. [...]

C’est dans ce contexte que les 58 Etats membres qui constituaient alors l’Assemblée générale des Nations Unies ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme le 10 décembre 1948 par la résolution 217 A (III) à Paris au Palais de Chaillot. Aucun pays ne s’est prononcé contre , 8 se sont abstenus et 2 Etats n’ont pas pris part au vote. Inspirée par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, cette déclaration constitue la première affirmation mondiale de la dignité et de l’égalité inhérentes de tous les êtres humains. Depuis son adoption, la journée des droits de l’homme est célébrée chaque année le 10 décembre.

De nos jours, la Déclaration universelle des droits de l’homme est généralement reconnue comme étant le fondement du droit international relatif aux droits de l’homme et bien qu’elle n’ait qu’une valeur déclarative, elle a influencé  le développement de traités internationaux et de déclarations ayant force obligatoire.

Contenu de la DUDH

La Déclaration universelle des droits de l’homme reconnaît des droits civils, politiques et sociaux inaliénables et inviolables, inhérents à tout être humain. En 30 articles, la DUDH garantit le respect de la personne et de la dignité humaine (droit à la vie, interdiction de l’esclavage, interdiction de la torture, interdiction d’arrestations et de détentions arbitraires, etc.), des droits procéduraux (le droit à un recours effectif, etc.) des libertés individuelles classiques comme par exemple la liberté d’expression, de religion, la garantie de la propriété ou la liberté de mariage, mais aussi des droits économiques, sociaux et culturels (le droit à la sécurité sociale, le droit au travail, le droit à l’alimentation et la santé, le droit à l’éducation, etc.). Ces droits s’appliquent à tout être humain sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe ou d’origine nationale (Art. 2), car tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits (Art. 1).

21.10.2009