Update: 02.08.2016

Informations par pays: Droits humains au Sri Lanka

Les informations ci-après dressent le panorama des principaux problèmes en matière de droits humains au Sri Lanka; elles n’ont pas la prétention d’être exhaustives ou infaillibles.

L’ancien chef de l'opposition Maithripala Sirisena est devenu le Président du Sri Lanka en 2015. Depuis, le gouvernement a entrepris des démarches positives telles que la levée des restrictions imposées aux médias, la création d'un système judiciaire indépendant et l'ouverture vers la communauté internationale, y compris les ONG œuvrant pour les droits humains. Le gouvernement sri lankais a de plus commencé à mettre les responsables présumés de crimes relevant du droit international face à leurs responsabilités. Néanmoins, des violations graves des droits humains se perpétuent dans le pays et sont commises en particulier par les forces de sécurité dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Les forces de sécurité et la police soumettent régulièrement les détenu-e-s à la torture ou à des traitements dégradants et l’on décompte nombre de disparitions forcées. Malgré l’existence de bases légales, l’impunité règne. La loi anti-terrorisme intitulée «Prevention of Terrorisme Act» confère une base juridique aux mauvais traitements et à la détention arbitraire. Elle reste en vigueur malgré son caractère hautement controversé. La police fait un usage disproportionné de la violence lors de manifestations. Les défenseur-e-s des droits humains, les journalistes et les représentant-e-s de la société civile continuent de subir des menaces et des persécutions. De nombreux cas de disparitions, d'exécutions extrajudiciaires, de torture et de mauvais traitements, de recrutements forcés, d’attaques contre les civils, de déplacements forcés et de violences sexuelles ont été recensés lors de la guerre civile qui a pris fin en 2009. Le gouvernement a seulement timidement commencé à se pencher sur les crimes commis. Il est particulièrement difficile pour les victimes du conflit de revenir à une vie normale et à trouver des moyens de subsistance, car les promesses de soutien et d’indemnisation n’ont pas encore été mises en œuvre.

Un grand nombre de libertés sont restreintes au Sri Lanka. Des violences à l’égard des femmes, la maltraitance des enfants ainsi que le trafic d’êtres humains sont également rapportés. Les personnes LGBT, les personnes avec un handicap ainsi que les membres de minorités religieuses et de la minorité ethnique tamoule sont victimes de discrimination. Le Sri Lanka continue en outre à pratiquer la peine de mort.

(Etat en septembre 2017. Sources: Amnesty International, US State Dept., Human Rights Watch)

Les meilleurs liens pour en savoir plus

Recueils des rapports sur les droits humains au Sri Lanka

  • Sri Lanka sur ecoi.net
    Rapports collectés de sources diverses sur l’état des droits humains au Sri Lanka (anglais)
  • Sri Lanka sur unhcr.org
    Rapports collectés de sources diverses sur l’état des droits humains au Sri Lanka (anglais)

Rapports sur les droits humains d'une organisation ou institution

Classements / Indices

Divers

© humanrights.ch / MERS - Hallerstr. 23 - CH-3012 Bern - Tel. +41 31 302 01 61