Code de conduite contre le tourisme sexuel avec des enfants

Avoir des rapports sexuels avec des enfants en vacances, une exception ? Pour bien des voyageurs – suisses y compris – cela fait partie des plaisirs. Ils s’envolent vers les pays d’Asie du Sud-Est, d’Amérique latine, d’Afrique ou d’Europe de l’Est et y exploitent sexuellement des mineurs. Une étude récente de l’UNICEF a montré que 15'000 enfants sont quotidiennement exploités sur la côte kenyane, les touristes suisses arrivant au quatrième rang de la clientèle…

Un Code de conduite international

Des hôtels et autres infrastructures touristiques sont utilisés par ces touristes bien particuliers. Le service EPCAT *-Suisse et l’Association suisse pour la protection de l’enfant (APSE) invitent les voyageurs et l’industrie du tourisme à ne pas tolérer ces actes criminels punissables sur toute la planète. Depuis 2003, les voyagistes responsables ont la possibilité de souscrire à un Code de conduite visant à protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle à des fins commerciales dans le tourisme. Appliqué dans une trentaine de pays, ce Code de conduite a été signé par plus de 600 entreprises. Elles s’engagent ainsi à introduire dans les contrats qui les lient à leurs partenaires commerciaux la tolérance zéro face au tourisme sexuel impliquant des enfants, à informer leurs collaborateurs dans les pays de destination et en Suisse et, par ailleurs, à sensibiliser leur clientèle de manière appropriée.

En Suisse aussi

C’est l’entreprise Hotelplan SA qui a été la première, en Suisse, à réaliser un projet pilote et à mettre en oeuvre de manière remarquable le catalogue de mesures du Code de conduite. A la fin de 2006, le plus grand voyagiste suisse - Kuoni Travel Holding Ltd. – a manifesté lui aussi sa volonté de protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle dans le tourisme en signant le code de conduite au niveau du groupe. Enfin, au printemps 2007, la chaîne hôtelière ACCOR Hotels Switzerland a signé de son côté le Code de conduite, en octobre c'est Globetrotter qui s'est aussi engagé. Chaque voyageur peut aussi s'engager en signalant par exemple les faits suspects. Enfin, c'est la Fédération suisse des agences de voyage qui finit par signer en octobre 2008. 

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