Suisse à l’ONU depuis cinq ans (CR, CE 3/07)

Le Conseil fédéral a adopté son cinquième rapport sur ses relations à l’ONU et les Organisations internationales ayant leur siège en Suisse en juin 2007 et l’a transmis au Parlement. En septembre, le 5e anniversaire de son entrée à l’ONU a été l’occasion de tirer un bilan. Lors des débats de la session d'automne, le Conseil des Etats puis le Conseil National ont pris acte du rapport, mais se sont montré défavorable à une entrée de la Suisse au Conseil de sécurité.

La Suisse a fait sa place à l’ONU et son travail en faveur des droits humains est apprécié

Après un demi-siècle de pourparlers, le 10 septembre 2002 la Suisse adhère à l’ONU. Le Conseil fédéral tire un bilan positif des 5 premières années d’engagement de la Suisse en tant que pays membre. Les objectifs de la Charte des Nations Unies coïncident avec la politique extérieure de la Suisse, notamment la promotion du respect des droits humains et de la démocratie.

Les diplomates des pays voisins considèrent la nouvelle venue de la Suisse dans l’ONU comme très enrichissante, au vu de son fort engagement, de son encouragement aux réformes et ses aptitudes de médiatrice. Les représentants allemands et autrichiens louent le travail de la Suisse en matière de prévention de conflits armés et de la promotion des droits humains. La plus grande réussite suisse réside dans la constitution du nouveau Conseil des droits de l’homme, dont un des pères fondateurs est le Professeur Walter Kälin, qui a remplacé la Commission des droits de l’homme. La Suisse est également félicitée pour son engagement dans la lutte contre les petites armes et les mines, ainsi que da sa lutte contre le financement du terrorisme.

Suisse au Conseil de Sécurité? 

Satisfaite de la participation helvétique, la Présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, a profité de l'occasion pour lancer la discussion sur une éventuelle candidature au Conseil de sécurité à l'horizon des 2020. Le débat était léger au Conseil des Etats le 19 septembre, où seul Maximilian Reimann (UDC, AG) a critiqué l'image trop polie du rapport, la lourdeur des contributions financières suisses à l'ONU, le fonctionnement du Conseil des droits de l'homme et le risque de compromission de la neutralité dans le cas d'une entrée de la Suisse au Conseil de Sécurité. Au Conseil National, le 5 octobre 2007, la droite s'est opposée à une entrée suisse au Conseil de Sécurité

Informations supplémentaires

05.10.2007