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Une application pour se mettre les droits des femmes dans la poche

08.10.2013

L’application «Women’s Human Rights» peut s’installer sur tablette et smartphone. Résultat d’une collaboration entre le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et le domaine thématique Politique genre du Centre suisse de compétences pour les droits humains (CSDH), cette nouveauté présentée à Genève fin septembre 2013 comporte toutes les infos utiles sur les droits des femmes. Un plus pour les diplomates, mais aussi le personnel des ONG travaillant sur les questions de genre.

De A comme «Abortion» à W pour «Women’s organizations»

S’appuyant sur 128 documents officiels de l’ONU, cette application en anglais fonctionne par mots-clés. Elle dispose ainsi d’une fonction de recherche qui couvre plus de 100 thèmes prédéfinis disposés sous forme de liste alphabétique, tels que le mariage précoce, la violence sexuelle ou encore l’autonomisation économique des femmes. Une fois défini le thème choisi, l’app donne toutes les bases juridiques utiles sur la question (legal basis) ainsi que les dernières formulations sur lesquelles la communauté internationale s’est accordée dans ses débats (agreed language).

Petit exemple ici sur le thème «impunity»:

Women's Human Rights App: Im Beispiel der Suchbegriff "Impunity"    Women's Human Rights App: Im Beispiel der Suchbegriff "Impunity"    Women's Human Rights App: Im Beispiel der Suchbegriff "Impunity"

Une aide à la négociation

Dans son communiqué de presse du 24 septembre 2013, le DFAE rappelle que «au niveau national et international, la Suisse œuvre depuis de longues années en faveur des droits des femmes». Conçue comme un nouvel outil servant cet engagement, la nouvelle application est là pour renforcer «la capacité d’argumentation de la Suisse dans les négociations multilatérales, ainsi que l’efficacité et la cohérence de son travail de politique extérieure aux Nations Unies.» Elle facilite aussi le travail quotidien des diplomates engagé-e-s dans des négociations multilatérales et des organisations non gouvernementales actives dans le domaine des droits humains des femmes. 

On ne peut qu’espérer que cette technologie, qui met à portée de main les informations les plus essentielles à la défense des droits des femmes, s’étende à d’autres domaines des droits humains. 

Sources