L’Union syndicale exige des droits sociaux

Au cours du 53e congrès de l’Union Syndicale Suisse (USS), qui se tenait à Berne du 9 au 11 novembre 2006, un certain nombre de résolutions ont été adoptées. Dans l’ensemble, l’USS réclame un accroissement des droits sociaux, ainsi que des services publics forts. Acceptées par le congrps, les prises de positions du Comité de l'USS concrétisent pour la situation actuelle en Suisse les droits sociaux élémentaires; elles exigent de combler les déficits.

Egalité des chances pour les migrant-e-s

«Halte à la discrimination des migrant-e-s dans le monde du travail ! » est une résolution qui réclame une meilleure sécurité de séjour et la régularisation des sans-papiers, et en particulier, il est « urgent d’octroyer des autorisations de séjour en faveur des enfants scolarisés de sans papiers ». S’ils apportent une contribution essentielle à l’économie et à la société, les migrant-e-s sont néanmoins désavantagés à plusieurs niveaux : l’USS prône l’égalité des salaires, notamment dans des secteurs comme le ménage privé et l’agriculture.

Protection contre les licenciements de militants syndicaux

La centrale syndicale helvétique estime que la Suisse viole les Conventions de l'Organisation internationale du travail (OIT) qu’elle a ratifié, soit la 87 sur la liberté syndicale et la 98 sur le droit d'organisation et de négociation collective. En effet, la législation suisse est insuffisante en matière de protection contre les licenciements abusifs de militant syndicaux. Pour l’USS ; il faut prévoir le même type de protection pour les militants victimes de licenciements anti-syndicaux que pour les victimes de licenciements violant le principe de l'égalité entre hommes et femmes, y compris la possibilité d'une réintégration.

Droit de grève

Le Comité de l’USS a également émis une résolution sur le droit de grève, qui est un droit fondamental garanti par la Constitution. Il condamne les nouvelles pratiques exercées par les patrons pour étouffer le droit de grève et qui consiste à menacer de poursuites judiciaires les employés participants à une grève. «La grève est un outil très exigeant pour celles et ceux qui y participent : elle n’est pas un but. Le but c’est la défense et l’amélioration des conditions de travail garanties par de bonnes CCT ». C’est aussi ce qu’a rappelé le président de l’USS Paul Rechsteiner à la ministre de l’économie Doris Leuthard, qui a critiqué les menaces de grève utilisées trop facilement par les syndicats, ce qui ne favorise pas la croissance.

Travail décent

Citant les interdépendances entre les nations toujours plus fortes, l’USS exige du Conseil fédéral qu’il intègre à sa politique aussi bien nationale qu’étrangère comme élément stratégique l’objectif de justes conditions de travail et de la garantie des droits du travail fondamentaux. En outre, le Conseil fédéral doit renforcer l’OIT dans ses efforts un niveau mondial, et ratifier les principales conventions de l’OIT qui garantissent uns protection des travailleurs et travailleuse.

Prises de position du Comité de l’USS

Rapport des médias

Informations supplémentaires