Pas de traité international pour contrôler le trafic d'armes légères

La Conférence des Nations Unies chargée d’examiner les progrès accomplis dans l’exécution du Programme d’action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects s’est achevée sans parvenir à un accord sur un document final. La Conférence, qui réunissait à New York des hauts-dignitaires de plus de 170 pays, s’est déroulée du 26 juin au 7 juillet 2006 et a contribué à attirer de nouveau l’attention de la communauté internationale sur la question des armes légères. La Suisse s’est beaucoup engagée dans ce processus. Des groupes de la société civile ont contribué activement aux discussions

Déçu par ce résultat, le Secrétaire général a rappelé dans une déclaration le 10 juillet que « les délégués en provenance du monde entier ont réaffirmé que la tâche la plus urgente était de prendre des mesures fermes contre les trafiquants d’armes.  Cette question sera examinée en détail par un Groupe d’experts intergouvernemental, qui se réunira pour la première fois en novembre prochaine »

Engagement de la Suisse

La Suisse, qui avec le PNUD a été hôte début juin d’un sommet ministériel visant à donner une impulsion aux efforts destiné à limiter les armes légères et ayant abouti sur une « Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement », trouve que la communauté internationale devrait d’implique davantage. Par le trafic illégal d’armes légères et de petit calibre, plus de mille personnes perdent la vie dans le monde. La Suisse a réclamé la mise en place d’un système de marquage et de repérage, des critères internationaux pour l’importation et l’exportation d’armes ainsi qu’un meilleur contrôle à l’échelle planétaire. Comme le rappelle le CICR, il est plus facile de se procurer, dans de nombreuses zones de conflits à travers le monde, des fusils et des munitions que le la nourriture et des médicaments. Pourtant, les drames familiaux et letaux élevés de suicides par arme légère rappelle que la Suisse est touchée à sa façon par ce phénomème. Il est particulièrement intéressant de noter que l’engagement suisse au niveau international a ses limites intérieures, puisque le lobby des armes réussi depuis plusieurs années à empêcher l’établissement d’un registre national des armes! (voir sous Loi sur les armes dans un article à ce sujet)

14.07.2006