De la répression au fédéralisme et respect des droits humains: dialogue helvético-népalais 

Suite à la conclusion de l'accord de paix global le 21 novembre 2006 au Népal, qui a mis fin à 10 ans de guerre civile, la Suisse a décidé de poursuivre son engagement en faveur de la paix, des droits humains et de la coopération au développement. En vue des élections libres prévues le 22 novembre 2007, la Suisse a offert à des représentants des trois partis politiques principaux du Népal de se pencher, lors de voyages d'études en Suisse, sur des questions liées au fédéralisme et sur le thème des droits humains. 

La Suisse avait critiqué la répression au Népal 

Les manifestations contre le pouvoir absolu exercé par le roi du Népal sont durement réprimées : 2000 manifestants, dont 110 journalistes, ont été récemment arrêtés. Les abus du gouvernement actuel font déjà l'objet de nombreuses critiques de la communauté internationale. Le bureau des Nations Unies pour les droits de l'homme à Katmandou a condamné l'usage excessif de la force contre les manifestants ainsi que les restrictions au droit d'assemblée. Pour le représentant Jörg Frieden, de la coopération suisse au Népal - un de ses pays prioritaire  depuis 40 ans - il s’agit d'abus des droits humains : «L'Etat a constitué un important système de répression qui va à l'encontre des droits démocratiques et va jusqu'à l'intimidation et à la limitation de la liberté de mouvement». Afin de discuter de la situation, le gouvernement helvétique a invité des représentants des autorités et de la société civile népalaises à se rencontrer le 18 avril à Genève.

26.07.2007