Rapport 2010 sur les incidents racistes communiqués aux services de consultation

Les cas de racisme anti-noirs et antimusulmans sont en augmentation. C’est ce qu’affirme le rapport 2010 du «système  documentation du racisme» (DoSyRa)  publié chaque année par humanrights.ch et la Commission fédérale contre le racisme (CFR). DoSyRa regroupe les données recueillies auprès de sept services de consultation suisses. Ces données doivent contribuer à améliorer les services de conseils partout en Suisse pour les victimes de racisme.

Echantillon de discriminations

Selon la synthèse de la cheffe de projet Laura Zingale, les données recueillies concernaient des personnes d’origines diverses, migrantes ou suisses. Elles indiquaient également une augmentation du racisme anti-noir et antimusulman en 2010. La plupart des actes racistes étaient exprimés sous forme de déclarations verbales dénigrantes, blessantes ou injurieuses. De plus, la majorité des cas relevés par les services de consultation en 2010 se sont produits dans l’espace public, au travail ou en contact avec la police. Les auteurs de discrimination se trouvaient souvent en position socio-économique dominante et en abusaient directement ou indirectement vis-à-vis des victimes, des hommes en majorité.
DoSyRa ne prend en compte que les cas rapportés par les victimes, témoins ou acteurs à l’un des sept services de consultations. C’est pour cette raison que les chiffres de la base de données ne représentent sans doute qu’une petite partie des cas, les incidents racistes non-dénoncés étant certainement bien plus nombreux.

Des conseils pour les victimes

D’autres centres de conseils se sont annoncés pour transmettre des informations à la base de données en 2011, s’ajoutant ainsi au réseau des sept ONG déjà participantes. Le rapport a été publié le 20 juin 2011 et fait partie du projet «réseau de consultation pour les victimes de racisme» mis en place par la Commission fédérale contre le racisme et Humanrights.ch, dans le but d’aider les centres de conseil en augmentant leur savoir-faire dans le domaine de la gestion de conflits d’origine raciste.

Sources

01.06.2017