Histoires et visages des affaires suisses à Strasbourg

«Et qu’est-ce qu’a bien fait pour nous la Convention européenne des droits de l’homme?» Comme autant de réponses à cette réplique du sketche viral de l’acteur anglais Patrick Stewart, la Suisse connait aujourd’hui plusieurs initiatives pour mettre en mots et en visages les avancées majeures que notre pays doit à la Convention européenne des droits de l’homme et à la Cour de Strasbourg.

Histoires touchantes

L’une de ces initiatives est le fait de la campagne menée par l’association Dialogue CEDH : Facteur de protection-D, les droits humains nous protègent. Son projet «Mon histoire, mes droits» donne la parole à différents Suisses et Suissesses pour qui la Convention et la Cour européennes des droits de l’homme ont eu une importance cruciale. Pour chacun et chacune, une vidéo retrace l’histoire qui les a amenés à avoir besoin de la protection de la Convention européenne des droits de l’homme et met en avant les droits qu’ils/elles ont gagnés, de façon directe ou indirecte, grâce à la Cour européenne des droits de l’homme.

Crowdfunding pour de nouveaux portraits

L’association Dialogue CEDH a par ailleurs lancé une récolte de fonds en ligne pour lui permettre de donner la parole à d’autres personnes concernées et étendre le nombre des portraits que l’on peut déjà visionner sur son site. Le Crowdfunding durera jusqu’au 6 juillet 2017

Dossier juridique

L’autre initiative provient des Juristes progessistes vaudois (JPV), qui ont publié fin 2016 dans le Magazine Plaidoyer tout un dossier sur l’impact de Strasbourg sur le droit suisse. S’attachant à expliquer les mécanismes permettant à Strasbourg d’avoir un effet préventif sur la création et l’application du droit suisse, les JPV se penchent également sur l’influence de la CrEDH sur des domaines précis de notre vie, notamment dans le cadre de la famille. Ou encore sur des aspects juridiques, qui concernent tant les assurances sociales que les garanties de procédure. Enfin, ils se penchent sur des groupes plus vulnérables, tels que les personnes trans ou les personnes détenues, pour qui la situation juridique en Suisse n’est pas satisfaisante et qui doivent les seules avancées enregistrées dans leur situation aux juges de Strasbourg.

Source supplémentaire

03.07.2017