Migrants et santé : il faut améliorer la relation

Aujourd’hui, les migrants n’ont pas les mêmes chances que les Suisses face à la santé, dit en substance le directeur de l’égalité des chances et de la santé à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), Thomas Spang, le 23 octobre 2006. Pour améliorer cette situation, l'association des hôpitaux suisses H+ et l'OFSP ont conçu une brochure intitulée "Diversité et égalité des chances" ainsi qu’un film documentaire intitulé «Comprendre peut guérir» à l'intention du personnel hospitalier, des cliniques et des centres de soins. Ce projet a été réalisé dans le cadre de la stratégie de la Confédération « Migration et santé 2002 – 2007 ».

Santé des migrants plus atteinte que celle des suisses

«Les migrantes et les migrants composent un bon cinquième de la population suisse. Ils sont souvent exposés à des désavantages et appartiennent à la couche la plus vulnérable de notre société » ajoute Thomas Spang. «Leur santé encourt souvent un risque accru. La défense de leurs intérêts n’est pas chose facile. Les barrières linguistiques et socio-culturelles compliquent leur accès à notre système de santé. En outre les campagnes d’information médicale et préventive ordinaires ne peur parviennent pas suffisamment. Il n’est donc pas étonnant que selon des études scientifiques, leur état de santé soit plus mauvais dans divers domaines que celui des citoyens suisses »

Améliorer l’assistance

La brochure, basée sur des expériences issues du projet "Migrant-Friendly Hospitals", donne quelques recommandations qui devraient permettre d'améliorer la qualité des soins et leur efficacité. Cela devrait par ailleurs mener à moyen terme à baisser les frais de la santé, a indiqué l'association H+ dans son communiqué. Des formations devraient permettre au personnel hospitalier d'aider les proches d'origine, de langue, de religion ou de couche sociale différentes. Le stress ou une mauvaise réaction pourront ainsi être évités. A titre d’exemple, le directeur de l’hôpital universitaire de Berne indique qu’un cinquième des 27'036 patients  en 2005 étaient des migrants. Un montant de 300'000 francs, non couverts par les assurances, serait investi pour les interprètes professionnels chaque année.

Information supplémentaire

12.02.2018