Update: 05.11.2015

Les droits de l’enfant dans l’Islam

Selon le droit islamique traditionnel, les enfants nés hors mariage sont dénués de nombreux droits. Dans différents pays du Maghreb tels que le Maroc, la Tunisie et l’Algérie, des offres de soutien pour les mères célibataires ont cependant été mises en place ces dernières années. L’Égypte a pour sa part introduit en 2008 une législation relative au nom et au prénom à l’égard des enfants illégitimes. De nombreux États islamiques refusent d’inscrire les enfants nés hors mariage dans le registre des naissances, ce qui a pour conséquence d’exclure la reconnaissance officielle de leur identité par l’État. Les accès à la formation et au système de santé ne leurs sont dès lors pas autorisés. Le droit islamique interdit l’adoption. Un système de parrainage est néanmoins envisagé, la kafalah, que l’on retrouve également à l’art. 20 al. 3 de la Convention relative aux droits de l’enfant.

Les mariages des enfants sont fréquents. L’âge nubile est estimé de façon différente par les diverses écoles de droit islamique. Ce sont intellectuels «Hanafi» qui déterminent les limites d’âge les plus basses: les filles peuvent d’après eux se marier dès l’âge de 9 ans, les garçons dès l’âge de 12 ans.

Concernant les délits, le droit islamique traite dans la grande majorité des cas les mineur-e-s à la même enseigne que les adultes, avec pour conséquence que les enfants sont souvent soumis aux mêmes condamnations que celles appliquées aux adultes. En Iran, les adolescent-e-s sont également condamné-e-s à mort.

Réserves à l’égard de la Convention relative aux droits de l’enfant

La plupart des États dans le monde ont ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE). La plupart des pays musulmans ont cependant formulé de nombreuses réserves, ou ont exigé la supériorité du droit islamique. C’est le cas de l’Iran: «The Islamic Republic of Iran is making reservation to the articles and provisions which may be contrary to the Islamic Shariah, and preserves the right to make such particular declaration, upon its ratification.» Alors que l’admissibilité de telles réserves générales est hautement controversée, ces déclarations reflètent le manque de volonté des États à respecter des droits de l’enfant qui aillent au-delà de ce que prévoit le droit islamique.

Droits humains concernés

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